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Appréciations de vive voix

Monocorde ou Dan Bau

Monocorde ou Dan Bau

Le dàn bâu est considéré comme le plus original des instruments de musique traditionnelle du Vietnam. Il fait partie de la culture vietnamienne depuis des centaines d’années, dont le son magnifique fascine les Vietnamiens comme les étrangers. Il est un héritage musical important de la nation. Decouverte la culture Vietnamienne Agence de voyage au Vietnam


Le dàn bâu est attaché depuis longtemps à la culture et à l’identité vietnamienne. Autrefois, il permettait aux chanteurs aveugles de gagner leur vie. Aujourd’hui, il accompagne de nombreux artistes sur les scènes internationales, charmant toujours toutes sortes de publics.

 

Un instrument au dessus du lot

 

Il existe plus de dix types de monocordes dans le monde entier, mais on ne les trouve, pour l’essentiel, qu’en Asie, en Afrique et en Europe du Sud. Il existe ainsi le dàn bâu au Vietnam, l’ichigenkin au Japon, l’ektar en Inde, le tushuenkin en Chine, l’orutu au Kenya et en Ouganda, ou encore le gusle en Serbie, en Croatie et au Monténégro, selon Nguyên Binh Dinh, directeur l’Institut national de musique du Vietnam.

 

D’une longueur de plus d’un mètre, le dàn bâu est fait de matériaux courants. Il consiste en une longue chape de bambou ou de bois, de forme rectangulaire, et d’une tige de bambou sur laquelle est attachée une corde de soie ou de métal qui rejoint la caisse sur une cheville de bois. Dans le passé, la corde était faite de fibres.

 

Avec sa clarté et sa brillance, ses grandes capacités de glissando et un son mélancolique, le dàn bâu évoque une nostalgie profonde chez ceux qui vivent loin de leur Patrie. Ses sons plaintifs suscitent aisément des souvenirs de bruissements des forêts de bambous, des rizières, des petits ruisseaux et de l’atmosphère de vieux temples, rappelant une enfance paisible à la campagne.

 

Les légendes, les histoires et le passé

 

Il n’y a aucune transcription historique de la naissance du dàn bâu. Mais beaucoup de légendes et d’histoires sont encore contées et transmises de génération en génération sur la façon dont il est venu au peuple vietnamien.

 

Selon la légende, dans un village pauvre de la campagne, un couple vivait avec leur vieille mère. Le fils, Truong Viên, fût appelé à joindre l’armée, et sa femme, Thi Phuong, prit soin de sa belle-mère. Quelques années passèrent, et Truong Viên n’était toujours pas revenu. Thi Phuong et sa belle-fille errèrent de région en région pour le retrouver. Malheureusement, les deux femmes croisèrent une bande de voleurs, et se firent tout voler. La jeune femme a même été aveuglée. Mère et belle-fille durent alors mendier pour survivre. Un jour, touchée par la piété de Thi Phuong, une fée lui donna un monocorde et lui apprît à en jouer. Après, les deux malheureuses vagabondèrent en s’engageant dans une vie de chanteuses de rue, interprétant des œuvres traditionnels accompagnés d’un monocorde. Au passage, c’est une des raisons pour lesquelles le hat xâm, ou chant des aveugles, un art populaire apparu au XIIIe siècle, et le dàn bâu, sont toujours intimement associés.

 Monocorde ou Dan Bau

Monocorde ou Dan Bau

 

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L’existence du dàn bâu est, bien sûr, mentionnée dans d’anciens documents historiques. Le Kiên van tiêu luc, un livre sur la littérature, la géographie et l’histoire du Vietnam du lettré et haut fonctionnaire nordiste Lê Quy Dôn (1726-1784), rapporte : «Dans une cour, il y avait souvent dix hommes et dix femmes assis au sol en deux rangs. Des instruments, dont des + dàn tì bà+ (luth à quatre cordes), + dàn tranh+ (cithare à seize cordes) et +dàn bâu+, étaient utilisés pour interpréter des œuvres aux mélodies ressemblant à de la musique ancienne».

 

Un pan de l’histoire de la musique

 

À la fin du XIXe siècle, le roi Thành Thai (1879-1954) aimait la musique jouée sur le dàn bâu. Reconnaissant le symbolisme de cet instrument vietnamien, il décida de remplacer le đàn tam thâp luc (cithare à 36 cordes) par le dàn bâu dans l’orchestre de la Cour royale qui comprenait cinq instruments de musique : le dàn tranh, le dàn ti bà, le dàn nhi (violon à deux cordes), le dàn nguyêt (luth-lune) et le dàn bâu.

 

Depuis les années 1950, des troupes de dàn bâu ont été fondées, et de nombreux artistes ont recherché des moyens de développer cet instrument. Ils ont commencé à promouvoir le rôle du monocorde vietnamien en solo.

 

Les meilleurs œuvres interprétées, comme Vì miên Nam (Pour le Sud), Tinh quê huong (Nostalgie du lieu natal) - ont été parmi les mélodies préférées durant les années 1960 et 1970.

 

L’instrument était aussi étroitement lié à la vie des soldats sur les champs de bataille. «Chaque fois que le pays était pris par les bombes et les guerres, la radio diffusait des mélodies de +dàn bâu+ sur les ondes de la Voix du Vietnam, et ces mélodies ont toujours été un grand encouragement pour les soldats sur le front», a informé l’artiste Kim Anh.

 

Il est un élément indispensable de la scène musicale vietnamienne, et occupe une place unique sur les scènes musicales nationales et internationales.

 

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